Tout sur l’homéopathie

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Propos familiers

– L’homéopathie ? Ah oui ! un flacon d’eau claire !

Malheureusement, cette opinion est assez répandue. À preuve, l’Académie de Médecine demanda un jour à Guizot l’exclusion d’Hahnemann, fondateur de la méthode. Et que répondit le ministre? Simplement ceci :

«Hahnemann est un savant de grand mérite. La science doit être pour tous. Si l’homéopathie est une chimère ou un système sans valeur propre, elle tombera d’elle-même. Si elle est au contraire un progrès, elle se répandra malgré toutes nos mesures de préservation et l’Académie doit le souhaiter avant tout autre, elle qui a la mission de faire avancer la science et d’encourager les découvertes».

Historique et fondements de l’homéopathie

Samuel Hahnemann, fondateur de l’homéopathie, voit le jour à Meissen, en Saxe, le 10 avril 1755. Il décèdera le 2 avril 1843, à Paris.

Excellent chimiste et botaniste averti, il obtient son diplôme de médecin en 1779, à l’université d’Erlangen. C’est l’époque des saignées, des purgations (utilisation massive des lavements), de la pose de sangsues. Hahnemann réfléchit à la possibilité d’améliorer le sort de ses patients face aux pratiques de son époque, aussi mortelles que les maladies…

C’est en 1790, en traduisant de l’anglais à l’allemand la matière médicale de Cullen, que Hahnemann fut frappé par les propriétés contradictoires attribuées au quinquina. Il décide alors de l’expérimenter sur lui-même à dose pondérale. Le quinquina provoqua chez lui des symptômes de la fièvre intermittente, un type de fièvre semblable à celle observée dans la malaria et dont le quinquina réduit les accès.

Il venait de redécouvrir le principe de similitude –premier principe de l’homéopathie– énoncé par Hippocrate et il l’élèvera à la hauteur d’un nouveau système thérapeutique. Sa devise deviendra «similia similibus curentur» : les semblables doivent être guéris par les semblables. Une substance qui, administrée à un sujet sain, provoque chez celui-ci un certain nombre de symptômes, guérira ces mêmes symptômes lorsqu’ils seront développés par le sujet malade. Les expérimentations réalisées sur l’homme sain pour différentes substances sont réunies dans un ouvrage appelé «Matière médicale».

Au départ, il continue d’utiliser des doses pondérales, mais en appliquant le principe de similitude. Puis, toujours dans le but de réduire les effets secondaires des médicaments et d’améliorer le confort du patient, il s’attache à réduire de plus en plus les doses (jusqu’aux dilutions infinitésimales) et constate qu’il obtient des résultats plus rapides et plus profonds. C’est le second principe de l’homéopathie : «la dilution des remèdes».

Le dernier fondement de l’homéopathie est la dynamisation. Il s’agit de secouer fortement (100 fois) la dilution afin de provoquer une libération de l’énergie contenue dans chaque molécule en les faisant s’entrechoquer. Donc plus les dilutions sont élevées, plus l’énergie a été libérée, plus l’action du remède est profonde. C’est pourquoi on utilise des basses dilutions dans les complexes puisqu’il s’agit de traiter les infections bénignes. Les hautes dilutions, les plus énergétiques, s’utilisent surtout dans le traitement d’affections plus graves ou d’ordre psychique, étant donné que l’on agit plus en profondeur. Hahnemann écrivait : « La dynamisation a pour but de dégager la qualité, la virtualité d’une substance médicamenteuse en les libérant de la quantité ».

Comment s’effectuent les dilutions Hahnemanniennes?
En ajoutant une partie de substance (minérale, végétale ou animale) à 99 parties de solvant (eau ou alcool) et en dynamisant (100 secousses à chaque fois) ce mélange, on obtient la solution 1CH (Centésimale Hahnemannienne). Si on répète l’opération en prenant une partie de solution 1 CH et 99 parties de solvant, on obtient, après dynamisation, 2CH et ainsi de suite jusqu’à 30CH, la dilution la plus élevée utilisée par Hahnemann.

Le même système peut s’appliquer aux dilutions décimales (DH ou décimale hahnemannienne). On dilue alors une goutte de substance dans 9 gouttes de solvant, puis on dynamise 100 fois, pour obtenir la dilution 1D.

Au-dessus de 12CH, on a donc dépassé le nombre d’Avogadro et il ne reste plus rien de détectable au sens chimique du terme. Néanmoins les méthodes modernes de mesure (Résonance Magnétique Nucléaire) permettent de quantifier le «trou blanc» laissé par l’absence de molécules du produit de départ (ce que l’on appelait la mémoire de l’eau) et l’on a déterminé qu’il s’agit d’une onde rémanente dont l’énergie va croissant avec le niveau de dilution (ce que Hahnemann a pressenti sans pouvoir l’objectiver à son époque!).

Les dilutions korsakoviennes

En 1829, Siméon Nicolaevitch Korsakoff, conseiller d’état sous Nicolas I, eut l’idée d’utiliser la méthode du flacon unique. Bien qu’il ne fut pas médecin, le conseiller préparait pour le tsar des médicaments homéopathiques. C’est pour réduire le nombre de flacons à emporter en campagne qu’il développa cette méthode.

«À l’occasion d’une série d’essais pour définir le degré de dilution auquel cesse l’action sur l’organisme humain, je me suis bien vite aperçu qu’en utilisant les dilutions au centième, il était nécessaire d’avoir sous la main une quantité énorme de flacons et de bouchons de liège. Je fus ainsi amené à chercher un procédé plus facile et plus économique. Ainsi, dans ce but, l’idée m’est venue d’utiliser plusieurs fois le même verre. Après avoir vidé le contenu du verre (première dilution au centième) de manière qu’il ne reste plus dans le flacon qu’une seule goutte, on ajoute dans le verre un nouveau liquide de dilution (99 gouttes) et ainsi de suite jusqu’au degré de dilution que l’on désire obtenir. L’expérience nous apprend que dans un verre rempli d’un médicament en solution, bien que rincé, il persiste assez de substance au niveau des parois du verre pour parvenir parfaitement à répartir les propriétés médicamenteuses à la dilution suivante».

Les dilutions ainsi obtenues se nomment dilutions korsakoviennes ou K. Le chiffre placé devant indique de quelle dilution il s’agit (ex: 6K est la 6e dilution korsakovienne). Évidemment, il est indispensable d’effectuer 100 secousses énergiques du nouveau mélange à chaque nouvelle dilution.

Ayant consulté Hahnemann au sujet de sa méthode, Korsakoff l’a développée après son approbation par le « maître ». Les résultats thérapeutiques remarquables obtenus par cette méthode de dilution la rendent indispensable aujourd’hui.

Dans les basses dilutions, la méthode korsakovienne semble légèrement plus énergétique que la méthode hahnemannienne du fait de l’utilisation du flacon unique. En effet, l’énergie liée à la force de tension superficielle des liquides (qui permet de garder du liquide sur les parois du flacon, après vidange de celui-ci) s’additionne à l’énergie produite lors de la dynamisation de la solution. C’est pourquoi nous utilisons de préférence les dilutions korsakoviennes pour l’élaboration de nos complexes Homeodel.

L’élaboration de complexes

La méthode homéopathique utilise des remèdes stimulant des effets spécifiques semblables à ceux de la maladie (loi de similitude). Elle se base sur la réaction spécifique de l’organisme sensibilisé au médicament par la maladie. La sollicitation de la défense organique est rapide et c’est l’organisme tout entier qui provoque sa propre guérison.

À chaque affection correspond un remède (loi de similitude). L’utilisation de complexes réunissant plusieurs remèdes permet donc de couvrir un plus grand nombre d’affections de même symptomatologie (maux de gorge, toux…). Cela aide énormément les patients qui sont dans l’impossibilité de consulter un homéopathe capable de déterminer précisément le remède unique correspondant à leur état.
L’homéopathie fait partie des médecines alternatives, au même titre que la phytothérapie, et des médecines énergétiques comme l’acupuncture, l’ostéopathie, etc. Son action consiste à rétablir l’énergie vitale de la personne dans une situation d’équilibre qui confère la santé. C’est un déséquilibre dans l’énergie vitale causé à un moment donné par un stimulus quelconque (chagrin, perte d’emploi, deuil, etc.) qui permet à la maladie de s’introduire et d’exercer ses méfaits au sein de l’organisme.

Étant donné son mode de préparation, l’homéopathie présente l’avantage d’être dépourvue d’effets secondaires. Elle peut donc être utilisée aussi bien chez l’adulte (y compris la femme enceinte) que chez l’enfant, et ce, en toute sécurité.

L’homéopathie du 21e siècle

Homeodel : le reflet nouveau d’une tradition…

Nous savons tous –depuis Hahnemann, Korsakoff, Nebel, Pierre Schmidt et autres– que la préparation des remèdes homéopathiques demande des précautions particulières :

  • Du côté du «préparateur» : celui-ci doit être impliqué «énergétiquement» dans son travail donc être à l’écoute de son équilibre intérieur.
  • Du côté des substances : les souches doivent être les meilleures possibles pour que l’énergie vivante de la plante soit optimale.

La qualité des souches de départ sera notre première préoccupation, ceci pour être certain qu’elles renferment bien toutes les potentialités auxquelles nous pouvons nous attendre. Une attention particulière est apportée aux plantes, dont la culture biologique nous assure la présence des principes actifs attendus, en quantité et en qualité. Ceci permet de démarrer la préparation des remèdes en étant certain que l’énergie vivante de la plante est optimale et que l’expression de ses propriétés intrinsèques se fera de la façon la plus harmonieuse possible.

Le mode préparatoire doit être au départ manuel  afin que l’empreinte énergétique initiale du remède reste indemne après les séquences techniques indispensables –l’utilisation d’un appareil pour effectuer les dilutions korsakoviennes, par exemple. Cela implique un contrôle humain sur toute la chaîne de production, respectant la tradition artisanale de la préparation des remèdes propre à l’homéopathie. Il est certain que nous profitons des progrès techniques pour accélérer la réalisation des remèdes, mais nous le faisons en étant certain que la base de la construction est solide! Les premières étapes sont manuelles et préservent donc les qualités intrinsèques et le pouvoir énergétique initial des substances de départ, les appareils ne servant qu’à amplifier le phénomène d’expression des potentialités de façon plus rapide.
La préparation des remèdes décrite plus haut demande ensuite le plus grand soin, étant donné que nous n’avons aucun contrôle organoleptique (odeur ou couleur) en cas d’erreur. Il existe actuellement une possibilité de contrôle qualitatif «énergétique» suite aux travaux du professeur Lasne et son équipe –«Théorie de hautes dilutions»– qui ont réussi à mesurer l’énergie dégagée par un remède par résonance magnétique nucléaire. Comme la préparation des remèdes s’effectue avec du matériel pouvant subir la passivation (suppression de l’empreinte énergétique d’un remède par chauffage à 120°C), nous sommes certains d’éviter toute contamination d’un remède par un autre.

Une fois les dilutions et dynamisations réalisées, nous pouvons passer à la réalisation des différentes formes galéniques de remèdes : granules, globules (Tube Dose), gouttes simples ou composées, cures homéopathiques apportant le plus grand soin à cette ultime étape aussi.

Notre credo, « reflet nouveau d’une tradition », représente nos efforts de conciliation des moyens modernes mis à notre disposition pour préparer les remèdes avec vos exigences actuelles en terme de qualité et les exigences d’efficacité d’Hahnemann. Bref, concilier notre bible qu’est l’Organon de l’art de guérir et les exigences des pharmacopées actuelles (américaines, allemandes ou françaises) qui d’ailleurs s’en inspirent largement.

Des remèdes préparés «secundum artem» –selon l’art !– enfin mis à disposition des personnes et des animaux pour le mieux-être de tous… Tel est notre souhait le plus cher !